1000x mieux ! C'est possible

 

(mais pas facile)

 9990 Euros TTC, 

Le prix catalogue d'une Dacia Sandero 5 places (moteur essence 3 cylindres de 49 kW, vitesse max : 158 km/h) 

La voiture couteau Suisse par excellence, sauf qu'elle vient de Roumanie ; bénéficiant de plus d'un siecle de développement  d'une infrastructure dédiée et optimisée, capable de servir tous les trajets du quotidien et plus même. Certes il faut l'assurer (compter 350 Euros en "tous risques" , l'entretenir et mettre du SP95 dans son réservoir (5,3l/100km selon le constructeur) pour en profiter...

Si demain j'envisage d'acquérir une objet routier motorisé, il est fort probable que cette offre soit au coeur de mes benchmarks, pas vous ? 

10 Euros par jour tout mouillé pour faire 40km quotidiens....

L'offre à battre est claire, et très bientôt elle sera accopagnée de celles des constructeurs chinois qui vont venir défier les "standards" Européens... 

Notre hypothèse est que sans une approche radicale du changement, la marche est juste trop haute. Tous nos projets de véhicules intermédiaires risquent d'être juste des "morts vivants", sans aucun marché digne de ce nom.

Pour créer un choix aux yeux du consommateur, il n'y aurait donc pas le choix justement :  il faut créer les conditions d'une offre meilleure, 100x (ou 1000 ? ou juste 10 fois ? ) meilleure, c'est à dire mieux adaptée. Il faut quitter la suisse et ses merveilleux couteaux, rejoindre les territoires du terroir, mais aussi ceux de la standardisation et de la simplification extrêmes, et donc transformer la façon de penser, concevoir, construire et entretenir les objets roulants, tout en conservant le plaisir et l'émotion. 

Pour ce faire, toute aide sera la bienvenue, à commencer par celle des infrastructures - visibles, les routes, les stationnements, etc, et invisibles, réglementations et numérique - dont la voiture a pu profiter de façon quasi hégémonique pendant si longtemps, et encore aujourd'hui dès que l'on sort des centres villes.

Nous pensons qu'il est possible de faire mieux, beaucoup mieux en ciblant avec précision les usages et en inventant une industrie moins batie sur la production de "masse" (au sens propre et figuré !) et plus sur l'adaptation aux besoins / modularité / standardisation.

No ne sommes pas désarmés pour relever le défi. nosu avonsde olis atouts dans notre jeu :

La vitesse : 25km/h, 45 km/h voire 80km/h mais guère plus, en fonction du contexte topologique. Un trajet ne dépassera sans doute pas 30 minutes dans le véhicule.

La légereté : on devrait se donner un ratio poids du vehciule / charge transportable (personnes ou fret) de 0,5 grand maximum (pas plus de 40kg d'engin par personne transportée)

Les matériaux  : des materieux economiques et durables, pourquoi pas issus du recyclage d'industries existantes :  automobiles, equipement menagers, emballages plastiques, tissus et voiles. faciles a fabriquer, peu energivoires, faciles à assembler/ désassembler

La durée de vie. passer d'une dizaine d'années à une centaine, concevoir des véhicules avec plusieurs vies et reconditionnement, c'est diviser par 10 l'amortissement annuel ! Or un cadre de vélo dure déjà  100 ans... et un moteur electrique aussi...

Le modèle économique : partager au maximum les coûts, distribuer la propriété des composants chers (pneus, freins et batterie au km ?) ; multiplier et "plateformiser" les revenus; réduire la maintenance au minimum; adopter - là ou c'est pertinent - les outils, méthodes et modèles open source.

Le numérique pour concevoir et fabriquer de façon collaborative et distribuée., pour suivre la vie des composants d'usure, pour faciliter la mobilité "servicielle", mas aussi pour réduire et simplifier les formalités et besoins administratifs (homologation, assurance, carte grise, etc...), inventer des produits d'assurance qui collent à ces objets "innofensifs", involables,  et réparables à l'infini au fablab du coin.

Le pire c'est que ce genre de saut discontinu (on parle de disruption dans les salons) a déjà été fait, c'etait le quotidien des ingénieurs d'après guerre. Pour exemple je rappelle le cahier des charges de la 2CV Citroen :

 

Faire une voiture pouvant transporter quatre personnes et 50 kg de pommes de terre ou un tonnelet, à la vitesse maximale de 60 km/h, pour une consommation de 3 litres au cent, un faible coût d’entretien et un prix de vente du tiers de la traction... et doit pouvoir transporter à travers un champ labouré un panier d'oeufs sans les casser !"

L’histoire est un eternel recommencement…

Ce défi est risqué, c'est à dire plein d'opportunités. Certains projets échoueront, beaucoup ouvriront de nouvelles voies, ensemble nous proposons de fédérer une large communauté d'acteurs convaincus de la nécessité de ces changements. Rejoignez nous !  

 

 

 

 

 

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